Disons-le tout de suite, on n’est peut-être pas complètement certain que Paris méritait de perdre ce match mais une chose est certaine, cette équipe ne pouvait pas le gagner. Et je ne parle pas d’éventuels « faits de jeu » qui nous auraient été défavorables. Paris a été nul. Basta cosi. Ce qui de facto coupe court au débat sur l’équité du jeu et m’autorise un blanc-seing pour en parler librement…
Bien entendu, on pourrait disserter longuement sur la faiblesse indigente de PSG, une équipe qui se délite à vue d’œil et dont la force et l’orgueil est inversement proportionnelle à celle réclamée par son coach tout au long de ses discours à répétition. De vous à moi, je serai Kombouaré, je passerai à autre chose que des poubelles dans la gueule pour houspiller mes joueurs parce qu’au vue du match joué par nos baltringues, de leur engagement et leur motivation, on se demande s’ils n’avaient pas confondu le classico avec une partie de cluedo… et pour une fois, ce n’est même par l’arbitre qui nous a tué. Encore que…
Bien sûr, se réfugier derrière l’excuse de l’homme en jaune serait foncièrement minable et pour tout dire, assez éloigné de la vérité, soyons lucide, il paraît que ça permet de voyager loin… en même temps, si la probité et la sagesse caractérisaient ce blog, ça se saurait. Du coup, hier, on ne sait même plus trop si c’est la prestation de notre équipe à turbines, noyée dans un match fadasse au possible, avec un Armand planté les deux pieds dans le ciment qui nous a le plus attristé, ou tout le decorum qui sied à chaque rencontre qui se doit au vélodrome… en ce sens, la vision d’un Thiriez se frottant les mains aux côtés de Dassier valait bien plus que des mots. L’imagerie marseillaise, largement véhiculée par ses dirigeants et reprise en cœur par ses « supporters » veut que la fédé et les instances dirigeantes soient réunis contre leur club. C’est bien connu… Dernière épisode en date, le report de ce même match, organisé de main de maître par les boss parisiens (dont l’influence est unanimement reconnue par tous les spécialistes que compte la France du foot). Anigo (désolé d’être obligé de le citer mais il reste un des cadres dirigeants jusqu’à preuve du contraire, et l’un de ses plus illustres représentants) n’avait pas manqué de seriner le refrain du complot et de la capitale. Et bien qu’il se réjouisse, l’OM, hier, a quand même été récompensé au centuple par un arbitrage aux poches cousues…
(CQFD: le footeux à la passe la plus chère du monde est désormais à Marseille...)
On n’évoquera même pas le but, entaché de deux positions de hors-jeu, d’une épaule-bras de Diawara (quoi je suis de mauvaise foi ?) et conclue par ce joueur « magnifique » d’abnégation qu’est Heinze. On ne peut quand même pas non plus être aigris au points d’en vouloir aux supporters marseillais, « fiers de leurs couleurs », d’aduler un joueur ayant craché sur leur maillot… (si en fait, on peut [être aigris]). En revanche, on restera beaucoup plus dubitatifs sur le marchage de M’Bia sur le genou de Séssegoal puis les deux fautes de putes thaï de Brandao… et devinez-quoi ? Ce dernier a fini la partie sans carton, triste exploit hebdomadaire du joueur, échappant de manière toute aussi miraculeuse à tous les comités de visionnage là où notre capitaine a réussi l’exploit inverse : être sanctionné deux fois rétrospectivement pour agressivité aboutissant à des cartons jaunes… plus fort encore, Séssegnon, dont les Olympiens avaient dû être mis au courant de ses troubles obsessionnels compulsifs en essayant de le faire dégoupiller à base de coups de saton à répétition, a finir par prendre un jaune pour une faute qu’il n’a pas commise (sur Heinze, beurgh….). Le même Séssegnon qui avait déjà manqué le précédent classico « grâce » au comité de visionnage (toujours lui). Y a pas à dire, ils sont fort à Marseille… mais tout va bien dans la France du foot. Et puis hé, un match joué à 10, à 11… bof, qu’est-ce que ça change après tout hein ?
En réalité, notre déception est quand même relative, quoi qu’en laissent transpirer mes propos. On a évité la branbran, la branlée, ce qui, au vue de notre faible niveau de jeu, est quand même ce qu’on pouvait espérer de mieux. Nous savons désormais, avant la fin de l’année, que nous n’aurions rien à jouer dans ce championnat et notre seul source de réjouissance réside dans le fait que notre adversaire du soir n’aura pas grand-chose à y jouer non plus (bon, à moins que la ligue se décide à sanctionner Gourcuff, Lisandro et Pjanic pour simulations et tromperies sur la marchandise mais ça devrait le faire…). C’est triste, pour ne pas dire pathétique… et en même temps, dans tout ce salmigondis footbalistique, on se demande bien pourquoi on devrait avoir honte de la main d’Henry et d’un sens de l’honneur bafoué quand le supporter marseillais, lui, se contente d’un tel but inscrit par un félon au sens de l’honneur à géométrie variable. D’un footix à l’autre, le foot à Marseille, c’est aussi ça…
PS : vous aurez compris de vous-même qu’une fois le fiel dégouliné, j’irai creuser un peu plus profondément dans le trou béant des lacunes abyssales du jeu du PSG…
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