Cette attitude, saluée par l’ensemble d’une presse qui s’en délecte, a même abondamment été rapprochée de celle de Ferguson faisant voler sa predator dans la gueule de minet de Beckham. Sauf que. Sauf que Kombaouré n’est pas (encore) Fergie. Et surtout, que Jallet n’a ni le physique ni le talent du posh spice. Et c’est sans doute là que le bât blesse. Que Kombouaré fasse montre d’autorité, c’est la moindre des choses que l’on pouvait attendre de lui. Qu’il secoue ses joueurs comme des cocotiers également. Le problème est double toutefois. D’abord et d’une, ce remontage de bretelles, s’il a dû faire remonter les noyaux dans le calbute de pas mal de joueurs, intervient déjà à la 12ème journée. Seulement. On ne parle même plus d’un serrage de vis d’une équipe qui se serait vu trop belle après avoir gravi les échelons de la Ligue 1. Non, on parle d’une équipe qui sortait d’une victoire en six matchs et dont la seule torchée sochalienne, obtenue avec un pénalty inexistant, a suffit de remonter la bourriche de ces baudruches. Autrement dit, le changement d’état d’esprit nécessaire et connu va quand même s’avérer difficile. On ne parle plus d’un ajustement mais bien de reprendre tout depuis la base.
Le second problème crève les yeux. Cette équipe n’est pas composée de 11 red devils. Ni par la motivation ni par la manière de provoquer l’adversaire. Qu’Armand fasse partie du club très select (sic) des joueurs ayant dépassé les 250 capes en rouge et bleu résume assez bien la chose. Que Chantôme soit perçu comme l’étoile montante sur la foi d’un bon match en terre sochalienne finit de compléter le tableau. La vérité, c’est que si Séssegoal n’est pas au niveau (et c’est le cas), l’effectif a déjà perdu la moitié de son pouvoir créatif. A partir de là…
Malgré tout, rendons grâce à Tonio de cette sortie. J’ai déjà eu l’occasion de le dire ici mais ce dernier sait qu’il se doit d’utiliser la pression externe pour la mettre en interne. A défaut que cela fonctionne, cela le préserve au moins de passer pour un guignol. D’ailleurs, à la différence de ses prédécesseurs, la configuration tactique de samedi et son coaching, s’il n’a pas été parfait, n’a pas été complètement ésotérique. Ce qui ne fait d’ailleurs qu’empirer le malaise à voir évoluer cette équipe. Mais puisqu’on parlait de pression, la vérité vient sans doute, une fois n’est pas coutume de Pape Diouf lorsque celui-ci affirme : "Le PSG a l'effectif d'un club moyen. Il n'a pas la possibilité de justifier la pression qui pèse sur l'équipe. Dans une autre ville, comme Lorient ou Auxerre, il pourrait terminer quatrième ou cinquième". Pour une fois, le Pape voit juste. Cette équipe n’est pas à sa place comme l’affirme le Mack’. Ses joueurs sont bien meilleurs que la moyenne mais lorsque vous remontez un merlu qui a passé la semaine à réparer son 103 en pensant au match de sa vie au Parc le week-end prochain, le petit plus technique ne suffit plus. Et c’est là qu’on reparle d’envie et, pour paraphraser une ancienne gloire de pacotille, qu’il faut « mettre les couilles sur le terrain »…
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