Bientôt, si le PSG continue comme ça (et il va continuer), on pourra dire qu’on a gagné à la parisienne, avec du jeu, un quadrillage parfait du terrain, un gros pressing et du jeu en triangle, ça sera quand nos joueurs les mettront au fond et parce qu’on aura pas Gordon Banks tous les soirs dans le but d’en face (d’ailleurs, Woaro pourrait bien reprendre la phrase de Pelé à son compte : « ce soir, j’ai marqué un but mais Lloris l’a arrêté… »). Ce soir là, il n’y aura peut-être pas non plus une baltringue au milieu du terrain ayant les lèvres abîmés d’avoir lustré le bout tout rouge de JMA… quoi, je suis vulgaire maintenant ?
Non, vraiment, je ne ressens même pas le besoin d’écrire un post long comme le bras aujourd’hui tant vous, mes chers lecteurs, avez déjà décrit l’ambiance générale qui nous étreint. De Guil à Stardust, je rejoins à peu près tous les commentaires dans un grand écart inédit. Et je résumerai le tout en deux faits marquants. Première, on s’est fait arbitrer, une nouvelle fois, pas une grosse tanche au Parc (et je reste poli). Deuxièmement, de la même façon que je ne comprends pas l’acharnement méticuleux de certains à taper sur Jérémy Clément, je ne comprends pas le culte voué à Clément Chantôme qui nous a surtout démontré hier qu’il oscillait entre le médiocre et l’inutile…
N’ayez crainte, je ne compte pas faire de ce dernier une énième tête de Turc après les Merdy, 6C et autres Rothen… déjà parce que Chantôme m’est plus sympathique que tous ceux-là. Ensuite car je le crois pas aidé par sa situation au sein du club. N’empêche, à jouer 90% en retrait, à faire des pressings totalement inutiles sur l’attaquant ou le gardien pour faire semblant qu’il se bat pour l’équipe et enfin, insulte suprême, à se prendre pour Zidane en faisant des rateaux à 30 mètres de ses buts, c’est carrément péché.
(Un peu d'histoire...)
Ce qui nous renvoie bien entendu à l’arbitrage. Fautrel et Chantôme seraient-ils liés par une même destinée ? On espère pour ce dernier que ce n’est pas le cas mais on aura constaté que la faute de Cris non sifflé sur sa personne aura été au départ de l’action amenant le but (et accessoirement à sa conclusion, via le sombre râteau en question…).
Mais bon, suivant l’ambiance générale aperçue sur ce blog, dans les travées du Parc et tutti quanti, je préfère me joindre à la bonne humeur générale. Hier, le PSG a bien joué. Il a même très bien joué et ils sont surtout tous (ou presque) très bien joué. On n’évitera de céder à la facilité des phrases toutes faites du genre « il y a des nuls plus encourageants que des victoires » mais en l’occurrence, le poncif a plutôt lieu de vérité. Sauf que désormais, il faudra bien gagner à Lorient puisque dès hier soir, bon nombre de journaleux s’en tenaient au mauvais bilan comptable (un point sur 6 en deux matchs). Il y a d’ailleurs un certain côté pathétique de la part de ces analystes voulant voir dans cette propension du PSG à se prendre des buts en fin de match comme une fragilité rédhibitoire. Hier, le PSG a gagné. Changer son analyse sur la foi d’une erreur d’arbitrage ayant étonné les lyonnais eux-mêmes ne peut servir à invoquer une quelconque fragilité psychologique, sauf à être un mauvais journaliste (CQFD). Au lieu de ça, on laissera Freddy Foutrel bien tranquille et de ce côté, je m’étonne de voir un Kombouaré si calme et des parisiens si fair-play que l’on en viendrait presque à souligner la sportivité aujourd’hui. De vous à moi, je ne suis pas certain que ce soit la meilleure conduite à adopter, bien que je le déplore. Le jour où nous planterons un but illégitime, on sera bien là pour nous le rappeler et l’enfilade d’hier soir sera loin derrière. L’autre poncif du genre : « les comptes s’équilibrent à la fin » est bien un poncif pour le coup et nous ne sommes que trop bien placés pour le savoir : avec Aulas penché sur notre dos. Tiens, hier, je l’ai pas entendu le président lyonnais. Il devait être plus occupé à savourer l’absence de carton rouge pour une faute sur dernier défenseur. Plus caractéristique encore, cette capacité bionique de Fautrer à siffler des fautes contre les parisiens, tout en étant situé à 35 mètres de l’action quand son juge de touche ne bronchait pas… heureusement qu’il reste Kombouaré, un homme qui sera bientôt prophète en son pays, c’est certain.
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