La défaite amère...

Publié le par Labarthe-Piol

Oui, je sais, cela fait une bonne paye que certains d'entre vous (et ils sont nombreux je le sais) attendent fébrilement de voir mon post du jour. Ce sont ainsi les mêmes qui se seraient précipités sur la place publique pour assister à la mise à mort du du margoulin local... 

d'aucuns ont cru voir dans cette absence momentanée une poussée de mauvaise foi ou encore une défaite amère. Ils auront raison mais ce serait également oublier que, contrairement à ce que pourrait laisser penser la fréquence quasi-quotidienne de ce blog, j'ai également un travail, une famille et qu'il m'a dès lors paru préférable de les faire passer en avant, m'évitant ainsi une écriture à chaud qui m'a déjà valu une exclusion sur les forums des Cahiers du Foot... enfin, voici finalement mon post divisée en trois parties:
- le jeu
- l'arbitrage
- l'environnement

Malheureusement, la journée écoulée n'aura visiblement pas suffi à me faire oublier la sinistre soirée d'hier, dès lors, il va de soi que tout ce qui sera écrit ici le sera avec la plus grande objectivité...

1/ LE JEU

Rien à dire. Marseille mérite sa victoire. On a vu deux équipes hier soir, une en progrès sous la houlette d'unentraîneur qui semble trouver progressivement la formule et un joueur de talent qu'est Ribéry... en face, une équipe qui n'a pas amélioré son jeu depuis 10 matchs. Pas vraiment de système de jeu. Un coaching ultra-déficient en plaçant Kalou seul en pointe, le remplacement de Vikash par Pichot et un milieu défensif qui prend l'eau... bien sûr, le banc, toujours le banc, le pauvre banc... enfin, cette défaite est avant tout celle de Blayau... c'est le joueur qu'il a brâdé qui vient nous en coller un sévère, avec joie qui plus est mais j'y reviendrais... alors un grand merci Pierrot. Si Graille avait fait cette boulette et nous avait ramené deux sud-américains dont on nous vantes les mérites panteliciens, on en aurait entendu parler... mais c'est vrai que là, ça ne dérange plus personne, les stombs' ont pu reprendre tranquillement dans les travées du stade et la vie continue...



2/ L'ARBITRAGE

On pourrait à l'envie parler de l'arbitrage, pour tous les matchs de foot. Celui d'hier a juste été mauvais, comme beaucoup de matchs cette saison. Toutefois, je ne vois pas ici la raison de la défaite de Paname. Certes, un rouge aurait dû être sorti pour Barthez mais un pénalty n'a pas été sifflé pour l'OM et Super Mario a constamment accroché les défenseurs olympiens. A sa décharge, il devait être inspiré puisqu'il était lui-même dans le fief de l'accrocheur number one, ci-après Abou Meïté. Alors, c'est vrai, le rouge mérité du "Divin Chauve" aurait tout changé mais voyons donc ma bonne dame, sortir le gardien big mac le jour de son retour après dix minutes de match? vous n'y pensez pas, il fallait pas gâcher la teuf. D'ailleurs, Nanard ne s'y est pas trompé dans le désormais sordide "On refait...", inventant une nouvelle notion de la faute. Il nous l'a dit le Nanard! ce sont deux joueurs qui vont au contact pour jouer le ballon et qui s'entrechoquent, il n'y a JAMAIS faute! ah... bon, avec cette définition, je suis rassuré, les fautes devraient rapidement disparaître de toutes les aires de jeu... ce qui me chagrine, moi, surtout, c'est l'attitude de "boule à Z". Pas un geste pour Kalou qui a eu le tort de ne pas la jouer Drogba et d'en faire des tonnes... après lui avoir fait une manchette colletérienne, j'ai même cru qu'il allait le traiter de menteur... bon, en même temps, en matière de morale, le Babar, il s'y entend....



3/ L'ENVIRONNEMENT

Bon... certains appellent ça le folklore marseillais... on avait eu l'affaire du couloir Gallardo, le début de pugilat orchestré par Gronigo l'année dernière en coupe de la ligue, on a eu l'histoire des égoûts cette année... qu'on s'y entendre bien. Cela n'explique en rien la défaite parisienne. Mais bon, à Marseille, les années passent, les méthodes restent. L'idée obsessionnelle de leur directeur sportif de remporter enfin un match contre Paname s'est réalisé au bout de 10 durs et longs travaux, 5 tentatives de prise joueur adverse et des intimidations en tous genres... c'est qu'il est bon le José. D'ailleurs, à la fin du match, il s'est permis de soumettre Scar-Face à Raymond Domenech. C'est vrai qu'entre coachs de classe, on se comprend... bon, donc, évidemment, dans cette histoire, entendre Diouf, parler de fair-play est sacrément savoureux... pour finir, est-il besoin de revenir sur Cana? Pauleta a l'habitude de ne jamais célèbrer ses buts contre Bordeaux, mais c'est un "joueur de classe".


Publié dans paris-santa-blog

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