De Francis à Don Quichotte

Publié le par Ben Labarthozic

J’ouvre ma fenêtre sur le monde (l’Internet) et que lis-je ? Tout le monde semble inquiet… et moi aussi avec ça. En effet, si cela continue, mon blog menace de se transformer en rubrique nécrologique, plutôt macabre… c’est donc la mort du PSG qu’on annonce. A 38 ans… c’est plus vieux que le Christ mais c’est quand même un peu jeune pour mourir. En tout état de cause, je suis surpris que personne n’ait encore fait le rapprochement avec la mort de son président le plus symbolique, Francis Borelli. De là où il est, Francis doit en bouffer des pissenlits, à défaut de couleuvre. Ce génial bonhomme avait au moins eu le bon goût d’être frappé par Al Zeimer sur la fin de sa vie. On sait aujourd’hui que c’était pour mieux oublier. Et finalement, eut-il vécu quelques mois de plus, le PSG aurait fini par le tuer, faisant de club le premier acte d’euthanasie autorisé en France… Le PSG, Borelli, Gilardi. A ce rythme, devons-nous vraiment nous estimer heureux que le grand boss, dans son immense miséricorde, nous ait laissé pour quelques temps encore, Pascal Sevran ? Encore qu’à choisir entre toutes ces grandes figures… m’enfin, tout ça ne nous rendra pas Mike Brandt.

N’empêche, si j’en appelle à Francis en ce lieu, ce n’est pas tant pour faire renaître un esprit depuis longtemps disparu. Non, c’est plutôt pour vous rappeler que ce sont les mêmes joueurs, au pion près, qui étaient alignés pour le soir d’hommage au défunt président. Pour rappel, ce soir-là, ce fût deux minutes de silence de bonheur puis rideau. Un 3-1 rouge de honte et noir de colère, mémorable qui précédait le « coup de jeunes » de La Gouïne. Voilà les gars, c’est entre cette bande de guignoles et leurs 22 pieds gauche que notre avenir de supporter repose. Et ce sont les mêmes qui demandent des primes de maintien… ? mais on y reviendra.


(une ambiance de fou qui nous manquera...)

Le Kaïzer, s’il n’a pas cassé sa pipe, s’est extirpé parti sans gloire de ce fatras. A l’heure où tout le monde le descend en flamme et fait de lui le pire président que le club ait jamais connu, je le dis, moi, je l’aimais bien Cayzac. Pire, j’y ai cru. Un peu à l’image du gros Charles avant lui, je le crois honnête. Son projet a certes échoué mais on ne pourra pas lui reprocher son honnêteté et son amour du club (encore que je n’ai jamais vraiment cru au projet de Biétry…). C’est toujours ça de pris. Pauvre Cayzac. Ils faisaient sa bio express hier sur Infosport. J’ai fini par en sourire tellement tout cela était gros. Voilà le plus gros fan du PSG mis à la tête du club et qui aura eu, de loin, le plus gros ratio emmerdes/plaisir. Et puis tout de même, désigner le mec comme le plus mauvais d’entre tous quand nous avons eu Blayo, c’est un peu fort. Blayo, l’homme qui, avec Perpère, est peut-être en train de voir aboutir le fruit de longues années de labeur passés à laminer les fondations de club quand d’autres (Graille notamment) auront tenté d’y laisser quelque chose de solide.

La dernière bonne idée du kaïzer, c’était de faire venir la Houille. Ca avait de la gueule. L’un des rares à n’avoir fait que des bonnes choses avec Paname. Las, Bazin a préféré son Moulins, ce dernier trimballant dans sa mallette l’inénarrable Luison… qui est Moulins ? D’abord le patron de Paru Vendu, un raccourci tellement symbolique de la politique de nos actionnaires qu’il ne saurait être réel. Moulins ensuite, c’est un Marseillais qui a voulu diriger tout ce que la France compte de clubs mais qui, paraît-il, est un fan historique du PSG. Mais si, c’est le président d’Istres qui nous l’a dit ! on doit donc le croire. Un peu comme lorsque Blayo nous annonçait qu’il était un « président bénévole ». Non, je vous le dis, le massacre ne fait que débuter… vous ne me croyez pas ? relisez-moi ici ou (quelle prétention… mais bon, ça date quand même de janvier… 2007).

(après son rôle dans "T'as vu ma Porsche", starring Captain' Armand dans "T'as vu ma Coupe?"...)

Inutile de revenir sur le fait que ce changement n’était pas celui attendu. En réalité, je ne suis même pas certain que le départ de La Gouïne eut changé quoi que ce soit. On sait depuis trop longtemps que ce sont les guignols en guiboles en papier mâché qu’il faut virer. En cela, c’est bien la seule chose de positive que nous apporterait une descente en L2. De toute façon, on sait désormais que cela coûte cher de virer La Gouïne. Voire très cher. Pour info, je suis allé me taper la cloche au 70 ce midi. J’y ai croisé une nuée de journaleux caméras au poing mais ils n’était visiblement pas venus pour moi. Pas plus que Paulo qui a eu la même idée en venant déjeuner avec son staff. Visiblement, il avait bon appétit. Remarquez, avec un chèque de 2,5 patates à la clé, moi-aussi je mangerais de bon aloi. En tout cas, hier, Verdez avait l’air de trouver normal que Paulo défende ses intérêts. Bizarrement, il était bien plus outré quand le fossoyeur du PSG Vahid en demandait moitié moins.

Mais tout ça n’est que pécadille à côté des picaillons demandés par les « joueurs » de Paname. Des primes à la déprime, il n’y a qu’un pas. 300 000 euros par tête de pipe pour « jouer le maintien ». Selon un auditeur de RMC (qui n’engage que lui), les demandeurs auraient pour noms (entre autres) Armand et Yépes. Et là, vous vous dites que le bonhomme, en plus d’être mauvais, est aussi le capitaine du club. Tout s’explique. Il ne suffit de pas grand-chose pour que la mayonnaise ne prenne pas. 3 ou 4 éléments au comportement individualiste et ça devient compliqué. Pure coïncidence, la présence des deux joueurs susnommés n’a jamais correspondu à une bonne passe de Paname. Pire, c’est depuis leur arrivée que tout merdoie… en tout état de cause, si ces planctons voulaient se mettre dedans un peu plus, je connais pas mieux. Le PSG, cette année, c’est le plus gros casse du siècle. Et le jouet est bien cassé. Quand 25 personnes parviennent à prendre 45 mille supporters en otage, et qu’ils demandent en sus une rançon pour les libérer, on appelle ça des pirates. Ils verront samedi l’accueil qui leur est réservé.

Voilà, mon heure est passée, au profit du Moulins à vent. J’avais pourtant la solution dans mes bagages… foin de Noah ou Philippe Lucas, je t’aurais foutu la musique de Rocky II en lieu et place de Phil Collins à l’entrée des joueurs sur le terrain, j’aurais fait venir Al Pacino et le tour était joué. Montez bien le son et retiendez la leçon : « Either we heal as a team, or we die as individuals. That’s Football guys ». En ce qui nous concerne, cela fait déjà bien longtemps que les quelques individualistes de Paname condamnent ce club à petit feu…

 


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Publié dans paris-santa-blog

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leginolaperdu 22/04/2008 19:41

Ben tu es deprimant ! je dois etre con mais j ai envie de croire que ces enflures materialistes de joueurs vont faire leur metier et maintenir ce club en L1 ! Je manque de lucidite peut etre mais j ai du mal a penser que la direction ai maintenu PLG aveuglement en se foutant du sort du club ! Je peux pas imaginer la L2 pour ce club meme si qq part au fond de moi je sais que l on y va doucement mais surement !J aimerai que tu sois plus optimiste allez please....