Combien ça coûte ?

Publié le par Ben Labarthozic

On nous l’avait vendu comme le championnat du renouveau. C’était promis, plus de simulation, des arbitres au top et une escarcelle de buts pour rehausser la valeur de notre championnat en zircon. C’était aller un peu vite en besogne et oublier la présence des apparatchiks et des intouchables de notre L1. Hier soir, alors que j’errais dans mon début de soirée devant ma télé, c’est le trublion Cailleux qui a décidé de me sortir de ma torpeur. Et par deux fois avec ça. Je savais depuis longtemps (on le sait tous en fait) que nos arbitres sont des tanches accomplis mais on hésitait encore un peu sur leur degré de corruptibilité et de couardise. Hier donc, ces derniers doutes ont volé en éclat, le tout sous le regard d’un Jean-Michel Dégueulasse scrutant l’affaire tel un Bonaparte sur son empire. C’est qu’on ne déconne pas avec l’OL. Par deux fois donc, on assista à une parodie de football tellement grossière qu’on se demande comment l’arbitre Cailleux pourrait ne pas être suspendu pour la dizaine de matchs à venir. Ajoutez à cela un Benzéma qui se tape le plastron après avoir inscrit le pénaltoche décisif et vous aurez une idée du mauvais goût qui vous reste en bouche. Car c’est finalement, outre le fait que nos arbitres sont en carton pâte, la seule confirmation de la soirée. Benzéma n’est pas qu’un grand attaquant. C’est aussi un gros melon sur pattes… là où le bon ton lui aurait commandé de jouer profil bas le petit Karim a préféré l’option bravache comme une manière de répondre aux critiques (pourtant justifiées) qui se sont abattus sur lui ces derniers jours. Avec ça comme « leader », les bleus ne sont pas encore sorti de l’ornière. Et leur sélectionneur avec.

 

(Souriez, vous vous faites enc...)


Ensuite, en fait quelques heures plus tard, je me suis cogné le « choc » de la résoi : Bordeaux-OM. A vrai dire, pas grand-chose à raconter sur ce match si ce n’est que le Cévènol va en chier un max cette année. Son équipe n’est pas aussi solide que la saison passée et ses joueurs ont un talent somme tout assez alternatif. Du côté de son adversaire du jour, et pour ne parler que de manière fielleuse, on en viendrait presque à se demander si le goalkeeper Mandanda n’est pas en train de subir son syndrome McFadden tant ses mains ont paru trempé dans la vaseline… (vestiges du passage de Berizzo dans le vestiaire marseillais).  Plus sérieusement, on aura surtout appris que les coups de pieds balayette par derrière n’étaient sanctionnables que d’un carton jaune là où Baki Koné aurait dû se prendre un rouge des familles. Gageons que les vidéos d’après-mach et la commission Riolacci sauront se saisir du geste pour sanctionner le mauvais geste à posteriori…

 

Revenons à nous moutons (notez au passage que je n’emploie plus le terme de chèvres). Ce soir, pour la première fois depuis des paires de mois, nous aurons le statut de favori. Ce terme qui, dans le cas de Paname, ne voulait pas dire grand-chose la saison passée au moment de jouer les petites équipes à domicile, fait de nouveau sens. Oui, aujourd’hui, tout autre résultat qu’une victoire serait une grosse déception. Non pas que cette équipe ait pour objectif (tout du moins avoué) de finir dans le trio de tête mais se retrouver dans le wagon de tête aurait de la gueule. Pour ce faire, La Gouïne a décidé de se convertir au 4-4-2. Quelque chose nous dit que c’est plus les obligations du moment qu’une réelle volonté qui le pousse à jouer ainsi. D’un point de vue systémique et pour ce qui est de ces dernières années, Paris a toujours mieux évolué en 4-2-3-1. C’était le cas la saison dernière et, dans une certaine mesure, ça le fût aussi en ce début de saison. Il est toutefois clair que Paulo ne puisse se permettre de laisser Kezman croupir sur le banc plus longtemps. Et comme il n’est pas question d’enlever Woaro ni Sessegnon, voici comment Polo s’est retrouvé forcé de jouer de la sorte. Et encore, sa tâche se trouve sans doute facilitée par l’absence de Maké’ sur le pré-carré. Les raisons d’espérer existent toutefois. Les quelquefois où Woaro et Batman ont évolué ensemble, les deux pions semblent s’être trouvés. Qui plus est, le premier des deux s’avère être plus altruiste que la moyenne pour un buteur de sa trempe et l’on peut croire que leurs caractéristiques physiques sont assez complémentaires. Reste donc à voir le rôle qu’occupera Séssegnon dans ce dispositif. En retrait au niveau du mid’ déf’ ou en soutien des deux attaquants, ce qui serait séduisant mais assez « déséquilibrant » à mon sens. Bien sûr, toutes ces considérations restent arrimés au test du feu que passera Sammy ce soir au sein de notre défense. Les temps modernes semblent indiquer le vent de l’offensive pour gagner des matchs, tout ça par la faute de l’Espagne et son jeu en losange qui gagne à l’Euro. Moi, je veux bien être un réactionnaire du jeu et un tue l’amour du football mais jusqu’à preuve du contraire, il faudra être solide pour voyager longtemps. Sans base défensive solide, pas d’ambition digne de ce nom. Ce soir, face à une équipe présumée plus faibel, on saura donc un peu mieux de quel bois ce PSG est fait.

 

PS : ce soir, Raymond est au Parc. Dans un mois, Woaro est à Bucarest….

Publié dans paris-santa-blog

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Parigi Mancino 15/09/2008 13:20

Quoi qu'il en soit, le match d'hier était vraiment naze. On n'a jamais réussi à faire la différence lors de la dernière passe, notre jeu est devenu très lent à partir de la 20ème minute... Physiquement, tous les Parisiens se sont fait bouffer, y compris les "grands" Traoré et Hoarau... D'ailleurs, ce même Hoarau commence sérieusement à me gaver, avec sa nonchalance et son manque de finition. J'ai largement préféré Kezman et sa grinta, nonobstant la part de déchet qu'il a produit.Bref, vivement le 4-4-2 en losange où Clément dégagerait enfin (encore nul hier soir, notre roi de la passe en retrait...), avec Makélélé seul devant la défense et Sessegnon en 10.

Ben Labarthozic 15/09/2008 11:51

Dont acte. Je veux bien admettre ne pas être le meilleur ambassadeur des phocéens... De là à dire que je cumule le physique de Blayo et la maîtrise orale de Laurent Perpère, t'es un peu dur...

benjamin 15/09/2008 11:24

Aulas le Roi Bonaparte peut-être, toi t es le roi de la mauvaise foi ! Autant tu peux être crédible et agréable à lire dans certaines conditions, autant t es super "mauvais" quand tu parles de l'OM ! Tu commences ton "post" en dénotant la médiocrité  de notre championnat et la nullité des arbitres CERTES, mais le match Bordeaux-OM sort complètement de ce contexte, hormis pour les arbitres...On a assisté à un bon match avec 2 buts, des occas à la pelle, des erreurs d arbitrage en défaveur des marseillais et toi tout ce que tu trouves à écrire plutot à dégueuler je dirais, c est que Baky mérite un rouge...Ta vision du football ressemble à une addition des incompétentences des présidents parisiens des 12 dernières années...Tu ne sais pas reconnaitre un bon match de football quand t  en vois un ! Tu me diras t es à bonne école au psg on l a encore vu hier !