Chef de bande

Publié le par Ben Labarthozic

Tout le monde semble louer l’état d’esprit du groupe parisien cette année. Visiblement, tout le monde se mettrait à défendre et à jouer pour le groupe. Armand va même jusqu’à reconnaître que l’année dernière, certains joueurs auraient rechigné à s’asseoir sur le banc. A l’inverse, Pancarte, qui lors de l’ultime journée de la saison passée n’avait qu’une envie, celle de poignarder le PSG et l’envoyer dans l’enfer de la L2, se met à galoper comme un fox terrier contre les joueurs de Kayzeri. Qu’a-t-il bien pu se passer pour que des traîne-savattes pareilles se mettent à la jouer collectif de la sorte ? Deux ou trois arrivées bien sentis et quelques victoires. Surtout, peut-être que quelques uns d’entre eux sont en train de comprendre qu’ils ont plus à gagner individuellement d’un groupe qui gagne que d’être les moyens au milieu d’un groupe de médiocres. Le malheur avec les joueurs de foot, c’est qu’il leur faut quand même un certain temps et une mayonnaise qui prenne rapidement pour qu’ils comprennent ce genre de choses. L’autre drame, c’est qu’ils auront aussi vite fait de l’oublier une fois venue les premières promesses de mercato et l’avalanche de sollicitations qui auront pour conséquence fâcheuse de leur gonfler le bourrichon.

(prêt pour Paris Plage...)

Dans l’histoire contemporaine de Paname, on se souvient trop bien de la saison passée avec maître Vahid. C’était la saison au cours de laquelle Déhu avait volé chapardé de la manière la plus éhontée qui soit, le sobriquet de « capitaine courage ». C’était l’époque où Nanard Merdy flambait sur son aile droite et où Fionrose n’était pas si loin qu’on veut bien le dire de l’équipe de France. A l’arrivée de cette saison, Merdy faisait des allers-retours sur les Champs dans sa Merco pour s’admirer sur la devanture de la boutique du PSG. Tout ça pour rappeler qu’il est plus difficile de maintenir un tel état d’esprit dans un groupe que de le faire voler en éclat une fois les premiers frimas de l’hiver pointant leur nez. Ca sera le job de la Gouïne évidemment. Et pour tout vous dire, ça va quand même être coton. Car si un Pancarte peut-être bien admettre être sur le banc au profit de la Giule. Si une Bourille veut bien céder sa place à ZoomZoom, on se demande quelle tête fera Kezman demain soir quand au moment d’entrer dans le chaud bouillon chaudron stéphanois, il sera prié d’aller poser son derrière sur le banc pour voir évoluer le jeune Woaro sur la pelouse… Tout ça, bien sûr, sans parler de l’arrivée éventuelle, probable, quasi-certaine de Gronaldo dans les semaines à venir… Soyons sérieux une seconde. Comment une telle info en carton-pâte peut-elle être reprise avec autant de sérieux par toutes les dépêches de presse. Gronaldo palpe 6 millions d’euros annuel net. Il rêve de jouer à Paname ? ou bien rêve-t-il seulement d’y vivre ? Il faut quand même relire l’interview du garçon. Il s’adresse à un journaliste français qui lui demande ce qu’il pense de la France. A-t-on jamais entendu un footeux répondre : « j’en ai franchement rien à carrer de ce championnat de merde à la fiscalité monstrueuse… ». Non, soyons déjà heureux d’accueillir des Maké, Kezman et autre Giuly. Si maintenant l’amour de Gronaldo pour la plus belle ville du monde est tellement fort qu’il est prêt à diviser ses émoluments par deux, il sera toujours temps de se poser la question. Dans le genre « gestion de groupe », ça pourrait être sympatoche de récupérer un ancien ballon d’or bouffi sur le retour. On voit d’ici les teufs à venir dans le resto du Claudio… sinon, Jens Lehmann parcourt tous les jours les 250 bornes qui le séparent de son foyer du terrain d’entraînement en hélico, ça vous la bouche hein ?

Publié dans paris-santa-blog

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Parigi Mancino 21/09/2008 20:11

Hoarau commence sérieusement à me gaver... Avec en plus, un arbitre assistant qui invente des hors-jeux à la pelle...