Les fesses cachées d’Amaury

Publié le par Ben Labarthozic

Ce soir, Raymond Domenech joue sa tête sur un terrain vague de Roumanie. Dire que le débarquement à venir du sélectionneur nous désole serait fallacieux. A mes yeux, Domenech fût surtout un bien meilleur commentateur qu’entraîneur. Quant à la finale 2006 brandie comme un étendard à ses supposés qualités de coach, elle tient autant aux capacités de Cyril Duvergne et ses potions magiques qu’aux osselets lancés par Raymond la veille du match pour décider de sa compo… Autant de choses que l’on ne saura jamais si l’on en croit le pamphlet de David Garcia, à l’encontre du journal L’Equipe. Où l’on apprend que les journalistes vont du clientélisme à tout va, quand ce n’est pas pour consommer des « pots belges » avec Richard Cœur de Lion, ci-après coureur préféré des français…

(en même temps, c'était pas gagné d'avance...)

C’est que si ces nouvelles ne sont pas vraiment faites pour nous surprendre, l’immoralité à ses limites que même le plus cru des cynismes ne saurait cautionner. Qu’Armstrong et Vinokourov décident conjointement de faire leur retour au cyclisme est déjà insupportable en soi. Qu’on apprenne que ce retour ait pu être facilité par la nomination de Jean-Etienne Amaury, fils du père, en lieu et place de Patrice Clerc, dur des durs dans la lutte anti-dopage, achève de nous percer le trou de balle. Un changement qui intervient de manière fort opportune après un accord signé avec l’UCI pour mettre un terme au conflit même plus larvé entre ces derniers et ASO. Pas une ligne ou presque dans le quotidien sportif Sans tomber dans le délit de sale gueule, J-E Amaury, c’est le type de 32 balais, centralien passé par le groupe d'informations financières Bloomberg et titulaire d'un MBA de Stanford. Bref, un mec propre sur lui et qu’on imagine dingue de sport… et de spectacle, ça va de soi. A l’heure où l’on nous serine à qui mieux-mieux sur l’absence de moralité de certains patrons qui se goinfrent, les médiocres qui pointeront du doigt nos non moins mauvais dirigeants et autres sélectionneurs pour leur absence de dignité dans la tourmente que traverse le football français, seraient également bien inspirés d’arrêter de se caresser le nombril pour faire le constat accablant entourant leur profession. En attendant, Verdez, Machenaud et Touboul ont sorti leur plume sanguinolente respirent encore… Raymond, plus pour très longtemps…

Publié dans paris-santa-blog

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