:
Hier, un homme est mort sur la route du Dakar, en Argentine. N’y voyez aucun mauvais jeu de mots, ni dans ce mauvais calembour, ni dans le titre de ce post. N’y voyez aucun rapport avec le PSG non plus, il n’y en a pas. Pourquoi j’en parle alors ? Parce que tout le monde en parle ? Plutôt parce que tout le monde n’en parle pas de la même manière. Je vous ai conté ma lecture récente du brûlot de David Garcia sur les fesses cachées de l’Equipe. Il faut croire que le numéro du jour est l’illustration la plus flagrante, si ce n’est grossière, de ce que peuvent donner collusion et conflit d’intérêt dans la presse sportive.
Vous n’êtes pas sans savoir que la plupart des journaleux de l’Equipe ont leurs « clients » au sein de l’EDF. Ces joueurs que les
pousse-crayons peuvent appeler à tout moment pour obtenir une entrevue dans le quart d’heure qui suit. Charge à ces derniers de renvoyer l’ascenseur pour distribuer bonnes notes et papiers
dithyrambiques en vue de transferts juteux vers les émirats… C’est, paraît-il, à cela que l’on mesure le talent d’un journaliste dans notre quotidien sportif. Tout s’explique. Le fait est que
Vincent Duluc, la « plume » du même journal et ancien du Progrès Lyonnais est, vous l’aurez compris, un proche de ces mêmes gônes. Il est également, suivez mon regard, le proche attitré
de… Raymond la Science ! Après s’être fait tancé comme un malpropre par la presse de son pays, on aurait pu s’attendre à ce que Dodo les envoie chier, mais non, ce matin même, ce n’est pas
la mort d’un homme sur le Dakar qui fait la Une du quotidien mais bien ce titre fracasseur comme un tacle de l’ancien moustachu devenu sélectionneur : « L’Euro 2008, c’est de ma faute ». Ensuite, vous lirez l’interview en question et serez ravi d’apprendre qu’en guise de contrition, Domenech ne dit rien,
garde tout pour lui et se dédouane derrière les arguments les plus fallacieux qui soient. Au passage, il en profite pour remettre le nez de la France du foot dans sa merde en assénant (quand
même) quelques vérités : « Mexés, on m’assassine parce que je le ne fais jouer et maintenant, on me critique parce qu’il n’a pas été bon contre
l’Autriche. Où est mon erreur ? ». Ce à quoi le Duluc lui répond : « vous auriez peut-être dû le faire jouer plus tôt pour le
mettre en confiance ». Bah voyons. De l’art de n’avoir jamais tort. Médiocres journalistes…
(La soupe est bonne, on ne crache pas dedans...)
Toujours est-il que pour revenir à ma Une de l’Equipe, dont vous n’êtes toujours pas sans savoir que le journal appartient au groupe organisant le Dakar (mais non je vous prends pas pour des ignares), vous retrouverez un petit macaron, bien discret, planqué dans le haut à gauche, annonçant que le rallye est endeuillé. Les allusions aux manquements graves dont auraient fait preuve l’organisateur sont évoquées du bout des lèvres (faut quand même un peu justifier son taf’…). C’est qu’on est indépendants à l’Equipe. Et qu’il vaut mieux vendre un numéro avec un titre ronflant, dut-il être tronqué que de se tirer une balle dans le pied en viandant ce si cher et poussiéreux Dakar…
En parlant de se tirer une balle de pied, Mamad’ la Sakh’ serait sur les tablettes des plus grands clubs européens. Le joueur donnerait toutefois sa préférence à Paname. Le temps serait malvenu de se mettre à ergoter sur le salaire. Un bon joueur, ça se paye cher. Le futur défonçeur des bleus, ça n’a pas de prix. Inutile de dire donc, qu’on serait forts marris de voir le joueur se faire la malle chez les ritals’ pour une poignées de lires…
Commentaires