Bon point, bon œil

Publié le par Ben Labarthozic

A force de l’avoir souhaité, cela devait finir par arriver. Paname a donc glané un pion de son passage au stade des Alpes. A entendre les velus qui commentaient le match, on aurait dit que c’était une catastrophe. Au simple prétexte que les concurrents directs du PSG avaient tapé le GF38. Les doigts dans le nez les mains dans les poches qui plus est. Ca, c’est du calcul. C’était avant les résultats du lendemain… Non, la vérité vraie, c’est que pour peu que Paris tape Nancy dimanche, ce qui n’est pas acquis j’en conviens, cela fera 4 points sur 6 dans la besace. Et Lyon dans l’histoire ? Pour paraphraser un illustre inconnu, les promesses n’engagent que ceux qui y croient. Avant la partie, le PSG n’avait que 2% de chances d’être sacré. C’est toujours le cas aujourd’hui. Bien entendu, on pourra fustiger un discours sans ambition qui se veut d’être concentré sur une place en Ligue des Champions. Pour un club qui revient du royaume d’Hadès, c’est quand même pas mal. Qui plus est, on pourrait lui préférer la langue bien pendue d’un Diouf ou d’un Gerets (qui semble de plus en plus perdu au milieu d’un trop grand nombre de joueurs) qui disent y « croire, encore et toujours », mais alors la frontière entre le réalisme et le ridicule finit par être ténue.

 

Paris a donc nullé mais sans être nul. Il n’a certes pas été brillant non plus, Rothen avait à nouveau troqué sa godasse en plastique contre celle en plomb et les ballons sur coups de coin ne sont jamais parvenus plus haut que le genou du grand Poireau. C’est déjà pas mal mais pas encore assez. Si Valbuena jouait dans notre équipe, cela pourrait servir pour faire de jolis têtes « plongeantes » mais il joue dans le camp d’en face. Alors…



(le nouveau tube de Valbuena: "c'est c'ui qui dit qui y est...". A ne pas tacler au-dessus des chevilles au risque de toucher la tête...)


Si le rayon des déceptions n’est pas légion, celui des satisfactions ne l’est guère plus. Hormis Séssegnon, Paname s’est contenté de jouer en bloc sans parvenir à se montrer bien dangereux. A tel point que le geste du match résidé indubitablement dans la caresse de Vitakic de notre bon Séssegoal. Une sorte d’arroseur arrosée. Pensez-vous, la métaphore était trop belle pour que l’aubaine ne soit pas reprise par la cohorte de nos confrères de la presse. Vitakic devrait lui aussi être convoqué dare-dare la fameuse commission du 5. Une commission dont on commence à se demander s’il ne sera pas nécessaire de louer une plus grande salle à mesure que la liste des chenapans de Ligue 1 s’agrandit… Un Vitakic qui viendra surtout servir de bouc émissaire idoine pour montrer qu’on ne tape pas « que » sur le PSG. Dit autrement, toutes les vannes sont désormais ouvertes pour que le Béninois se prenne 4 matchs… Et qu’il ne nous vienne pas à l’esprit de crier au scandale. On aura tôt fait de nous opposer que le génial Vitakic a subi le même sort… Que Sésségoal se soit fait traiter de « fils de p*@$ » au passage n’aura pas d’importance. En un sens, c’est heureux ainsi. Rien ne saurait vraiment justifier le coup de butor de notre joueur. N’empêche, on a connu des jugements plus cléments pour un numéro 10 de l’équipe de France auquel le même type de parole avait été adressé…

 

L’autre qu’on ne verra pas non plus au comité Tartempion, on en a déjà parlé, c’est Mathieu Valbuena. Ce n’est pas grave, il semble que l’agora se soit emparé de l’affaire. Quelque part, c’est peut-être pire que subir les foudres des Riolacci et autres médiocres tels que Batta… Ca faisait quand même un moment qu’on critiquait ici les tonneaux, soleils et les visages tordus de douleur du petit lutin (oui c’est un pléonasme) marseillais. Ce que Margotton n’osait dénoncer, Jeandupeux l’a fait. A défaut d’être un grand entraîneur, c’est au moins un bon observateur. Que grâce lui en soit rendu ici… Avant la rencontre, Mamatt avait cru bon de répondre à Daniel par l’intermède de son site. Attention, ça vole aussi que ses plongeons. Florilège : « J’invite le nouvel entraineur du Mans à revoir mes derniers matches et à compter le nombre de cartons que je reçois pour simulation. Moi, contrairement à lui, je ne me plains pas !  si c’est la seule chose qu’il a trouvée pour mettre la pression sur les arbitres avant cette rencontre, c’est ridicule et je pense que cela va se retourner contre lui en affirmant ce genre de choses, il fait passer les arbitres pour des idiots, ce qu’ils ne sont pas ! (sic)». Raté. Fin de la récré. Maintenant, à défaut d’écoper de 1 000 ans de suspension pour ses simulations à répétition, Gerets pourrait à tout moment redevenir le bon entraîneur qu’il est en réalité. Pour peu qu’il se décide à refaire jouer Ben Arfa, que Séssegnon ET Maké soient privés de goûter pour la réception du lièvre marseillais, la plaisanterie commencerait déjà à hachement moins me faire marrer…

Publié dans paris-santa-blog

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