Le Breton trop discret

Publié le par Ben Labarthozic

La patate de Pencran a enfin frappé. A force de le voir ruminer, on commençait à s’inquiéter de le voir dégoupiller sévère. A son niveau, c’est un peu ce qu’il a fait d’ailleurs, empruntant au vocabulaire français des mots qu’on aurait jamais crû pouvoir lui prêter. La Une de l’Equipe, sur fond de Parc embrasé, parodiant un remake de l’Avocat du Diable, annonçait la couleur. Une chose est sûre en tout cas, si le timing éditorial des sorties de livres par les joueurs du club est fait pour plomber une saison (en gros, en début et en fin d’année footbalistique), les interviews explosives les veilles de match, voir le jour-même, pèsent leur pesant de cacahuètes. On se souvient que cette tradition avait été établie par le modeste M’bami un jour de branlée contre Moscovite (ce fût d’ailleurs la fin du PSG de Vahid, d’abord parce que Modeste se blessait gravement et que Semak brilla sur ce match, on connaît la suite…). Cette année encore, Charlie avait allumé la mèche avant son éviction inéluctable un jour de PSG-Sochaux. A la veille de jouer notre « finale » (c’est Babaze qui le dit, pas moi), La Gouïne dégaîne à tout va. Et ça éclabousse. On voudrait pas donner l’impression de changer d’avis à la moindre déclaration mais accordons à PLG un crédit auquel ne peuvent plus prétendre des grandes gueules tels que Rothen ou des abrutis tels que Nanard Merdy en son temps. Sans parler des incompétents notoires que sont Bazin himself ou Boindrieux. Car à lire entre les lignes, le problème de ce club se situe bien là où le pensait : dans ses instances dirigeantes et leur incapacité à placer les bons hommes au bon endroit. PLG parle de « rente de situation » pour qualifier la position indue de ces types. On veut bien lui donner raison sur ce point. Ce club est gangréné par des mecs trop conscients de leurs limites pour être obligés s’en remettre au bon vouloir de l’autorité. Dans la ligne de mire de Paulo, Alain Roche évidemment, à propos duquel il avoue ne pas avoir mesuré à quelque « son incompétence et sa médiocrité lui nuiraient… ». Selon lui, « dans dix ou quinze ans, Roche continuera de faire allégeance à l’autorité… » [NDLR : quand elle s’appelle Bazin, ça fait froid dans le dos]. Dans la bouche du Paulo, on peut commencer à parler d’insultes publiques… Bruno Skropeta, le Mouss Diouf du vestiaire, l’ « ami des joueurs » s’en prend aussi une bonne dans la gueule et on ne serait pas loin de penser qu’il fasse partie, pour paraphraser Makélélé, des bactéries à nettoyer au sein du club. A propos du Mack’ (celui qui vend sa bio en vantant son charisme auprès des femmes…) on aura apprécié la sentence de La Gouïne, qui se dit d’accord avec lui sur tout. 1. Il faut faire le ménage. 2. Il n’est pas le meilleur entraîneur que Claude ait connu, pas plus que ce dernier soit le meilleur joueur que le breton ait entraîné.

(Quand Roche prend trop de crack,  ça donne Kezman en recrue...)

 


L’interview donneé par La Gouïne à l’Equipe l’exonère-t-il de toutes ses erreurs. Certes non. On n’oubliera pas que ni Roche, ni Babaze ni personne d’autre que Colleu n’était sur le banc pour lui murmurer à l’oreille qu’aucun changement de coaching n’était nécessaire les soirs de désastre. On n’oubliera pas non plus qu’il était seul maître à bord au moment des compos et que le rendement des joueurs sous sa coupe ne fût pas toujours optimal. Pour autant, cette entrevue a au moins le mérite de rendre au bonhomme une certaine honnêteté et conception du travail somme toute respectable. Nous l’avons assez bafoué ici pour lui rendre au moins cela… Ce que nous avions dit aussi, c’est que Paulo était parti pour de « bonnes raisons ». A savoir un manque de moyens pour bâtir l’équipe et des dysfonctionnements notoires au sein du club. Dès lors, notre vue se brouille lorsque Kombouaré se dit « emballé » par le discours de Bazin et qu’il affirme que Roche est « un de ses meilleurs potes ». C’est ce que l’on appelle les mystères de la vie, ou plus prosaïquement le quotidien du PSG. Mais putain, pourquoi n’a-t-il pas parlé plus tôt…

 

Sinon, et bien Santos Mirrasierra s’est pris 3 mois avec sursis avant d’être jugé en Espagne. Pas de comité de soutien ni de déclaration incendiaire du Pape pour le moment, pour nous expliquer que le joueur avait été victime d’un complot, d’une cabale ou d’un guet-apens. Sans doute le « petit doigt » du Pape lui a conseillé de la boucler… pour une fois, il aurait vu juste…

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Guil 30/05/2009 10:07

Fernandez mais pas Luis est qqun de censé :) Sa reflexion est tout à fait juste à mes yeux.Le pire dans tout ça, c'est que, encore une fois, on se tire une balle dans le pied avant une échéance importante : ce soir, la place en EuropaLigue se joue et lâcher des déclarations comme ça la veille du match, c'est pas la meilleure des choses pour mobiliser un groupe déjà à la rue...

Fernandez+mais+pas+Luis 29/05/2009 19:55

Mouais, les déblatérations une vieille de match quand on a, soit disant, pour principe, de pas s'étaler en public, déjà ça m'agace.Ensuite, le "s'pas de ma faute j'ai pas été aidé par cette brêle de Roche" c'est :1. pas un scoop que les deux ne peuvent pas se piffer ;2. un peu court pour expliquer l'absence de coaching, les compos ésotériques, et la mentalité de mollusques donner à son groupe en 2 ans et demi.Par ailleurs, si l'on s'en tient à la question du recrutement (puisque c'est uniquement là que Roche a pu parasyter Paulo), c'est pas Roche qui a été cherché Bourillon uhuh. Alors c'est sur il y a eu "Hoarau la bonne pioche", mais c'est un léger pour fanfaronner quand dans le même temps on a foutu Pauleta la moitié du temps sur le banc et Rothen constamment titulaire lors de leur dernière saison respectives au club...Bref, je ne doute pas que Paulo est un homme de bonne volonté et qu'il aime le club. Maintenant, son bilan au PSG reste très maigre alors qu'il a bénéficié, quoiqu'il en dise, de conditions très favorables liées à son statut d'anciens joueurs. Quant à Roche, on jugera sur pièce l'année prochaine puisque cette fois-ci le coach sera un pote à lui. (ceci dit avec une enveloppe de 10 M difficile de faire des merveilles)

daftkurt 29/05/2009 17:14

Son interview sonne juste. Et pour que PLG emploie les mots qu'il emploie pour parler de Roche c'est que ce dernier doit être un sacré mange merde. Ce qu'il dit sur Skorpeta me paraît très juste aussi, c'est devenu l'attaché de presse non du club mais de Kez, Mak et Giuly. On est pas sortis...

Redresseur 29/05/2009 12:32

Je n ai lu que des extraits de l interview, mais ses mots sonnent effectivement justes. Justes pas diffamatoires (quoique), mais assez insultants. En tout cas, j imagine qu il va savourer de les regarder droit dans les yeux d ici à demain. Plutôt classe. Incompétents ! J adore ce mot.