La prime à Bébert

Publié le par Ben Labarthozic

Je suis actuellement dans mes lectures d’été… et c’est passionnant tout ce que raconte ce bon gros Rodolphe Albert dans son skud à destination de Paname, j’ai nommé « les secrets du PSG ». Bon, en réalité, il s’agit d’un bon vieux règlement de compte à OK Choral et le bougre a ressorti tous ses dossiers du placard pour nous exposer pièce après pièce de quelle manière les dirigeants du PSG ont fraudé le Fisc dans tous les sens. Mention spéciale à Cisco Graille pour lequel le Rodolphe a la dent dure. Il faut bien dire que c’est également celui qui l’a débarqué mais si Francis semble, selon Albert, avoir largement plongé le bras dans le pot à confiture, ses prédécesseurs ne semblent pas vraiment s’être gênés non plus… mais bon, l’auteur nous explique qu’à cette époque, le club était encore humain et que lui, de toute manière, il n’en a jamais croqué… mouais… pour résumer, la combine à Nanard était (est toujours ?) celle utilisée par bon nombre de clubs : grosso merdo, je file une valise pleine à des clubs étrangers pour des prestations bidons (genre option sur des jeunes talents ou prospection de joueurs), valise qui servira en réalité à payer les salaires de joueurs mais avec des fiscalités avantageuses… comprendes ? bilan des courses ? dirigeants, agents de joueurs, financiers et tutti quanti, tout le monde baigne dans ce salmigondis d’illégalités en tous genres. Dans ces cas-là, je suis toujours surpris de voir à quel point les joueurs eux-mêmes sont exonérés de toute implication, au prétexte qu’ils ne seraient que de simples victimes d’un système qui pue l’arnaque… remarquez-bien que l’auteur des lignes de ce blog se verrait aisément en victime de première classe d’une telle manigance…


(les bonnes affaires du PSG...)

Mais revenons à nos ballons… au milieu de tout ce fatras, Albert soulève un point intéressant en décortiquant les contrats des joueurs et leur fiscalité. Il souligne ainsi la question des primes. En effet, avec de tels sytèmes, Paname a déjà suffisamment de mal à monter des trucs alambiqués pour payer un gusse au salaire « juste », tant et si bien qu’il ne reste plus de place pour les primes. En d’autres termes, là où un joueur anglais a un variable représentant près de 30% de sa feuille de paie, le footeux du PSG ne perçoit quasiment que du fixe, quelque soit ses perfs’… une explication pertinente pour expliquer l’absence d’incitation patente à jouer dans ce club une fois le juteux contrat signé… si vous ajoutez à cela la théorie matousienne des fêtes à répétition dûe à la vie parisienne, ce que Domenech appelle également le syndrome du touriste… ultime explication, on me dit souvent que si Paris est une ville distrayante pour des tripoteurs de papaye, il ne peut en être autrement de Milan, Londres ou encore Barcelone (ah, le Maremagnum…). Je dis oui mais ! oui mais dans tous ces clubs, il y a un banc. Et qui dit banc dit sanction sportive possible. Il suffit pour cela de se rappeler de Stéphane Dalmat pour avoir l’illustration parfaite d’une trajectoire d’un jeune talent au PSG. Recruté 70 millions de brouzouffes, un départ en fanfare et puis survient le drame : l’hiver. Et l’on sait que l’hiver au PSG est capable de bien des maux… en l’occurrence, il aura fini d’achever Dalmat (à moins que ce soit ce dernier qui nous ait tué, bien aidé en cela par Luis dans un échange bien senti avec Vampeta….). Et pourtant, malgré des matchs dont le terme désastre ne situerait pas à situer l’ampleur du niveau, ce bougre de Dalmat a continué d’aligner ses guêtres sur le terrain sacré du Parc, sans que l’on ne sache très bien si c’était à droite, à gauche ou dans l’axe qu’il devait se retrouver. La réponse était pourtant évidente : direction le banc…. A l’inverse, il suffit de se rappeler l’humiliation subie par Roro et Kakash il y moins de six mois pour évaluer à quel point le passage sur le banc de Paname peut-être traumatisant pour un joueur dit de « calibre »… Bien en a pris à la Moustache quand on sait la fin de saison du blondinet et celle qu’il nous réserve (ou nous promet, on attend de voir…). Cette année, Paname aura un banc, c’est tout bon, ça va frotter, ça va chialer mais si Guitou tient la barre, on a les clés. Bien sûr, ce ne sera pas Toulalan, Squillaci et Pedretti sur le banc mais ce n’est pas non plus Bamogo ou un Cissé éclopé. Il faut un début à tout…
 
 

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Publié dans paris-santa-blog

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