Au boulot

Publié le par Ben Labarthozic

C’est la rentrée des classes. Aujourd’hui, reprise du turbin, direction le burlingue après trois semaines de congés chèrement et durement mérités… et le WE a été salvateur pour me mettre du baume au cœur. Il aurait pu être pire. Celui-ci avait mal démarré avec la victoire marseillaise en terre bourguignonne. Jean Fernandez nous avait pourtant qu’il demeurait supporter de l’OM. On le croyait le con ! pas besoin de nous le prouver en foutant Akalé et Kahlenberg, deux milieux offensifs en pointe, surtout lorsque l’on a Pieroni dans son effectif…. Je vous passe les commentaires de Canal, qui a dû faire une douzaine de gros plans sur le public marseillais et l’interview de Ribéry qui répéta une nouvelle fois qu’il était très content pour sa famille, les dirigeants et le « meilleur public de France »… le pôvre devait avoir deux MTP qui lui foutaient un fusil à grenaille sur les côtes ou un gros José Anigo le menaçant d’un coup de pied dans les bijoux de famille au moindre écart verbal… en plus, le balafré ment. J’ai vu le public phocéen au stade de France et, boules Kiès ou non, je n’ai rien entendu… La soirée s’est donc poursuivie et mon trajet vers le parc fût escorté de ce doute que nous puissions nous retrouver (déjà) à six points de l’ennemi… que voulez-vous, les supporters de base que nous sommes ont des considérations et des objectifs bassement éloignés des grandes idées du ballon… 

 

 

(Après Domi, Paisly, Merdy... évitons-lui un drame...)

 

Après avoir retrouvé dans le métro, de manière impromptue, le fidèle et futur papa (bravo à lui) Ironguigui, qui est un peu pour moi ce que Scottie Pipen était à Michael Jordan…, nous nous dirigeâmes de manière décidée vers le stade pour bouffer du chien… l’œil vif et le poil brillant pour un retour en fanfare, j’osais d’entrée défier le doigt tendu bien haut la tribune adverse, le silence se fît alors dans le stade… bref, venons-en au fait : le match.  

Autant vous le dire tout de suite, le premier quart d’heure de jeu m’ai fait craindre le pire. La Moustache a beau nous raconter aujourd’hui qu’il savait que le début de match serait difficile, j’ai quand même vu ma foi dans ce club se déliter gravement (pour rappel, celle-ci avait déjà été égratigné suite au revers face a revers marseillais). Les joueurs ne montraient pas, ou peu d’envie, semblaient dépassé par le jeu de passes chatoyant des lillois et l’on pouvait déjà deviner Jérôme Touboul aiguiser sa b… et son stylo pour bavasser sur Lacombe et ses ouailles. Et puis l’improbable se produisit. Kakash se mit à tacler (!,), Dramé prit la mesure de Keita, Rothen ajusta ses passes et les plus optimistes ont même cru voir Merdy et 6C courir un petit peu. Le jeu et l’espoir changèrent de camp et du jeu se mit enfin en place. Ah, Dieu que l’on aimerait voir ça plus souvent au parc : du jeu vers l’avant et des passes qui arrivent dans les pieds, des joueurs combatif qui donnent l’impression de vouloir gagner… ce qui n’avait pas changé en revanche, c’était le but refusé pour un hors-jeu imaginaire parisien, n’est pas lyonnais qui veut… la mi-temps était donc sifflée le cœur rempli d’espérance avant que ne survienne la délivrance : l’arconada de Sylva et le nouveau but de Popol, a.k.a. « le sauveur du parc ». Deux minutes plus tard, une action typiquement parisienne dans laquelle le même Popol, seul aux deux mètres tapa dans la chique qui frappa la barre avant de rebondir sur la ligne et de… ressortir. On ne sait encore si Trézéguet ou (plus sûrement) Aloïsio avait pris la place de l’aigle des açores à ce moment-là du match… 

La délivrance mais le drame peut-être aussi. Car on sait bien qu’à Paname, quand un but est marqué, 6C se demande déjà ce qu’il va pouvoir raconter aux micros de Paga et que, de manière générale, le bloc équipe a tendance à reculer. C’est donc peu ou prou ce qui se produisit. Le point positif cependant : Schmitz avait été exclu, les dogues étaient 10 sur le terrain et Landreau est maintenant le gardien du PSG. Pour l’avoir suffisamment maudit lorsqu’il venait avec les canaris, le petit Mickaël mettait bien dix plombes avant de dégager chaque six mètres, des longs ballons qui, en plus, n’étaient pas rendus à l’adversaires ni au bonheur de la touche… Lionel, si tu nous entends… l’autre satisfaction, c’est bien sûr Armand dans l’axe. Une satisfaction qui amène une question ? que fait-on d’un système qui marche quand des joueurs attendent dans l’ombre ? Alain Perrin avait eu ce problème avec Vedran Runje. Albert Emon ne l’aura peut-être pas avec Djibril Cissé mais nous, que fait-on ? garde-t-on les 4 de derrière ? j’avoue ne pas encore avoir d’avis tranché sur le sujet mais force est de constater que Dramé est plaisant à l’œil et pourrait être notre nouveau Didier Domi…………  

 

 (oui-oui Margotton explique à Giuly qu'il a de jolis cheveux...)

De la joie donc, mais aussi de l'attente. On connaît assez la capacité des joueurs parisiens à faire un bon match pour trois rartés en suivant... Le tout a été à peine ternie par la victoire lyonnaise et un but pour le moins douteux. Beaucoup plus emmerdé en revanche par les commentaires lénifiants de Margotton (Michel Drucker dans le physique de Marc Fogiel) pour qui le football se joue sur un pré de pissenlits, où tous les gestes sont magnifiques et qui vit dans un monde dans lequel Didier Drogba et Cyril Rool seraient copains comme cochons… Ainsi, quand le Greg soulignait comme c’était beau un stade qui chantait sans insultes, des « Coupet, Coupet, on t’enc… » survinrent sans que l’homme au micro d’or ne trouve à sourciller… tout ça entrecoupé par les interventions de Paganelli et Vessière pour connaître la couleur du slip de ce dernier, ça devient pénible de suivre un match avec le son… du son, voilà ce que je tente d’ajouter aujourd’hui sur mon blog, sans être certain que ce soit une réussite ou non, vos avis sont (comme toujours) les bienvenus… demain, retour du classement anglais, je vous le dis tout de suite, l’OM est premier, tout ne peut pas être parfait…   

 

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Publié dans paris-santa-blog

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