Derryder la machine

Publié le par Ben Labarthozic

A l’heure où ce blog continue de naviguer à un rythme digne d’un Bernd Schuster vieillissant, je ne peux que souscrire aux échos du FMPL en chef concernant le match d’hier soir, et en profite pour jeter un clin d’œil à mes lecteurs transalpins (ils se reconnaîtront…). Hier soir donc, veillée nocturne pour un match triste comme un sourire de clown face aux amateurs de Derry. Des amateurs dans tous les sens du terme contre lesquels les Panamiens n’ont même pas réussi à décrocher leur première victoire à l’extérieur sous l’ère Lacombe… à l’heure qu’il est, j’oscille encore pour savoir quelle performance, face aux plâtriers minots de mars dernier ou celle d’hier face aux bûcherons irlandais, fût la plus faible… en tout état de cause, deux matchs qui témoignent de la stabilité dans la médiocrité, autant que dans l’effectif, comme quoi, les deux sont peut-être liées… le problème est pourtant que, comme tout un chacun le sait, qui n’avance pas recule. Et en termes de reculade, les hommes de la Moustache sont en train de faire très très fort.

(la griffe PSB: lent mais clairvoyant)

Pour le match d’hier, Guy(gnole) avait décidé de mettre Yépes, Popol et Kalou sur le banc. Sincèrement, ces choix ne m’ont pas paru plus scandaleux, pour deux raisons différentes : Mariolito est au bout du rouleau (et l’on pourra toujours débattre du bien fondé de ne pas profiter de ces matchs pour le relancer) et Popol aurait pu en profiter pour se reposer. Pour la Bonaventure en revanche, c’est déjà plus discutable. Las… au lieu de ne faire qu’une bouchée à la reine des joueurs irlandais, Popol a été rappelé à la rescousse, sans pour autant que son entrée soit suivie d’effets… un bon vieux 0-0 des familles donc, identique au match contre les jeunes marseillais. Les problèmes ont déjà été pointés moult fois, inutile donc de s’acharner. Néanmoins, rarement une équipe n’aura autant illustré avec un tel à-propos un problème mental. Résumer le match serait rapide : des passes à 2 mètres, de préférence en retrait, avant de balancer des exocets pour un attaquant seul en pointe, avant de vite revenir se replacer en défense pour éviter la fougue des dangereux attaquants adverses…. Le problème est tellement profond qu’on se demande bien ce que Lacombe peut faire. Bien entendu, deux questions se posent. 1/ sa part de responsabilité ? 2/ l’explication à son recrutement.

Pour répondre à la première question, on peut difficilement blâmer le coach. Bien sûr, je lui en veux de n’avoir pas fait jouer plus d’un tiers des matchs à Kalou et à ne plus faire de Rothen un titulaire « indiscutable » (à défaut d’être indiscutablement présent à l’infirmerie). Encore une fois, je veux d’un entraîneur capable d’extraire le meilleur de chacun et non pas de pratiquer la trique et le courroux à tout va. A ce titre d’ailleurs, Lacombe est subtilement en train de faire pire que Vahid, en mettant au ban l’ensemble des joueurs majeurs pour se retrouver avec les joueurs du banc sur le terrain (Traoré, Dramé, Hellebuyck, Diané…) et les joueurs de la réserve sur le banc. Ainsi, ce recrutement que je voyais excellent car prêt à garnir le banc, est en fait en train de se transformer en jus de boudin. Ceci étant dit, on peut difficilement blâmer Lacombe d’avoir affaire à une bonne bande branques. On peut tordre le problème dans tous les sens, les joueurs de l’effectif sont inconsistants, n’ont aucune grinta et sont incapables de la moindre prise d’initiative, se planquant à la première occasion. Ce qui nous amène de fait au deuxième point, le recrutement. De deux choses l’une. Ou bien Lacombe, sous l’euphorie de la finale de Coupe de France, a voulu croire en ce groupe et dans les belles paroles des uns et des autres, ce serait la thèse de l’aveuglement. Ou bien Lacombe a vu assez vite lors de la saison dernière qu’il n’y avait rien à tirer de ces joueurs et l’on se demande bien pourquoi il n’a pas recruter en conséquence, voire pire, pourquoi il a fait partir le Modeste. Ce dernier ne s’entendait pas avec le reste du groupe, c’est un fait. Lacombe a-t-il vu là-dedans des possibilités de friction qu’il a voulu s’épargner ? dans tous les cas, c’est raté. Il ne faut pas rêver, le salut ne viendra ni de Kakash, ni de Rozenhal et certainement pas de 6C. Seule petite lueur hier soir, Banning n’a pas été complètement nul à mon sens et en tout cas beaucoup moins pire que la Doude.

(le PSG évite le pire: heureusement qu'il n'a pas marqué un pion, on se serait sentis obligés de l'acheter...

A l’arrivée, je reste fidèle à ma ligne de conduite, je vote Lacombe faute de mieux, et ne suis pas en ce sens FMPL, sans pour autant pouvoir tout à fait lui donner tort. Mais, bien plus inquiétant, je n’ai vu absolument aucune lueur d’espoir dans le match d’hier. En un mot comme en cent, on est en plein dedans, et elle est noire…

PS : il est de bon ton, actuellement, chez l’ensemble de commentateurs écrits et audiovisuels, de gloser à l’envie sur le fait de savoir si certaines actions litigieuses auraient été sifflés dans le championnat de France. Ils se trompent. Il ne s’agit pas de savoir si les fautes auraient ou non été sifflés en L1 mais bien de savoir si elles auraient été sifflées contre le PSG, la seule raison pour laquelle les marseillais ayant été sanctionnés à leur tour résultant du penalty       initial contre les parisiens…

 

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Publié dans paris-santa-blog

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DID 16/09/2006 20:06

ils ne sont pas derniers du classement eux au moins