Profession : supporter

Publié le par Ben Labarthozic

Et bien finalement, ça ne sera pas Diarra mais bien Nico qui aura planté le but libérant tout le petit peuple du foot français (je parle de petit par opposition au Grand peuple qui foutra ses pénates devant la lucarne à partir des quarts de l’Euro 2008…). Un ancien parisien donc. Rappelez-vous, bradé par l’animateur Luis en échange de 10 patates et Alioune Touré… moi, j’ai jamais beaucoup aimé Anelka, joueur exceptionnel autant qu’il est bête. N’empêche, il me permet de rebondir et de préciser ma pensée sur un sujet abordé hier : les supporters.

Tout d’abord, j’ai beaucoup de respect pour tous ces mecs qui s’investissent au PSG depuis des années et qui permettent de faire vivre une ambiance qui, quoi qu’on en dise, est quasiment tout le temps top. Je ne remettrais pas non plus en cause la fidélité de ces types-là, bien plus élevée que certains de nos joueurs prétendument attachés à la valeur du maillot. En revanche, dans ma sixième année d’abonnement, je m’interroge sur certains comportements à l’heure où nos troupes n’ont jamais été autant derrière notre équipe (ce qui est très bien ainsi). En effet, en dehors de quelques matchs auparavant, ma grande histoire d’abonné a commencé avec Luis, l’enfant chéri du parc. J’aime bien le bougre mais lui nous aura tout fait. Des Anelka refourgués à moitié prix donc. Des Ronnie sur le banc, des Vampeta sous le maillot parisien… il aura vraiment fallu qu’il matraque tant et plus pour enfin déclencher quelques timides sifflets. A la suite desquels, sa némésis Vahid aura suivie avec Graile dans ses bagages. Et là, pour la faire rapide, on reprochera rapidement à Francis de n’être là que pour « gagner de l’argent » et « traiter les supporters comme des voyous ». S’ensuit des grèves en pagaille et une crise au club largement soutenue par le rédacteur en chef des sports du Parisien, l’homme à la coiffure en papier mâché : Gilles Verdez…


(deux lumières du sport...)

Déjà, je m’étonne. Je m’étonne de l’accueil assez clément donc fait à Butler et Colony Capital dont l’objectif est clairement d’être des mécènes (remarquez, en L2, ça sera vraiment le cas…). Et j’ai franchement rigolé à l’accueil « splendide » réservé au pire président du club, Blayo, venu ici en « bénévole » et pour « restaurer la fête au parc » (entendez laissez à la main aux plus durs dans les travées du parc). Là, des épisodes saignants tels le transfert de Cana en forme de pantalonnade. Bizarrement, aucune banderole hostile ne viendra nourrir cet épisode qui marque un accroc de marque dans la descente en enfer du PSG. Bref, il ne faudra pas longtemps (6 matchs sans victoire) pour que le cercueil de Vahid soit scellé. Après quoi Fournier prendra le relais. Quelques victoires, une absence de fonds de jeu et des séances photo pour remplacer la vidéo. Les joueurs ont la paix mais tout cela reste moyen. Fournier est un ancien du club, incritiquable mais Blayo ose tout de même le virer pour y foutre la Moustache, avec le timing le plus improbable qui soit (pourquoi donc, ne pas faire cela à l’été précédent ???).


(l'homme qui valait 60 bâtons...)

Problème de taille : Moustache n’est pas un historique du parc. Ce dernier ne sera jamais accepté par la grande famille du stade. On lui reprochera ses mauvais transferts (Banning, Hellebuyck) en oubliant au passage les Cardetti, Hugo Leal et Andre Luiz dont nous payons encore les traites. Depuis, la Gouine est arrivée. Je l’aime bien Paulo. Et je le crois même pas mauvais du tout en temps normal. Mais bon, 6 défaites de rang, série en cours. Dans le même temps, le public chante, applaudit et soutient malgré la gabegie, malgré Doudou 6C, malgré Merdy… le public malgré les tragédies, les pires, constatées dans les tribunes cette saison. C’est heureux en un sens, on ne lâche pas l’affaire. N’en reste pas moins qu’il n’y pas si longtemps, un coach bosniaque osait se pointer devant ses mecs pour discuter avec eux. Sous ce mec, Merdy était en équipe de France et 6C loin d’ici… ses « erreurs » comme on aime à la dire ont conduit Heinze sur le banc à Old Trafford et ont envoyé Sorin dans les limbes de la Bundesliga… moi, on pourra me dire ce qu’on voudra, mais pour prendre le contre-pied de Verdez qui voyait en Blayo un « grand président », je ne suis pas aussi certain que Vahid ait été le « grand meurtrier du club » (toujours pour citer le procureur Verdez…).
 

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Publié dans paris-santa-blog

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Tedik 26/03/2007 11:01

Oh que non, ce n'est pas Vahid qui nous a tué, ça c'est clair. Il a clairement fait plus de bien que de mal à notre club! A qui doit-on la dernière vraie belle saison du PSG, en 2003-04? A lui! Alors même si c'était un tortionnaire supposé, un rigide en costard, il a au moins eu le mérite de mener à la baguette nos supposés champions. Merde, c'est ça un entraîneur/manager, c'est le boss et basta.
Bravo Ben, excellent point de vue!