« Nous sommes tous du PSG ! »

Publié le par Ben Labarthozic

Vous l’aurez compris de vous-même et l’absence de complainte au sein de cet agora témoigne peut-être aussi un peu de cet état de fait qui nous anime tous, entre dépit, amertume et absence totale de réponse à apporter à un moulin qui tourne désespérément à vide… C’est ainsi qu’au moment d’entamer un papier ces derniers jours, je me suis retrouvé avec la motivation d’un joueur du PSG devant joué un classicouille chevillé au corps… Fait (presque) du hasard, c’est pourtant de la ligne « ennemie » que vient (bien souvent par ici) l’envie de retremper une plume pour réhabiliter ma langue de pute. Et le sujet de discussion est ici amené sur un plateau d’argent…

Souvenez-vous. On se rappelle des bienfaits apportés par notre club pour tenter d’assainir un peu le visage du foot français. Après LA simulation de Fionrose, combien de joueurs se sont donc arrêtés de faire du cinéma sur les terrains de foot, en témoigne le petit nombre de sanctions. Souvenez-vous de la manière avec laquelle Mario Yépes avait payé de sa personne pour signifier que plus jamais, dans notre championnat, nous ne verrions de tirages de maillot dans les surfaces de réparation. Et enfin, il y a deux ans de cela, souvenez-vous du brio des supporters parisiens qui avaient souhaité mettre en lumière la bêtise de banderoles injurieuses. Polémiques, outrances et surtout, sanction forte de la Ligue : radiation de la coupe de la ligue pour la saison suivante. Ce n’est que devant le conseil théodule, après de multiples recours, que cette décision avait été infirmée et ce point est d’importance. Il est important car devant le tollé provoqué par les supporters du PSG, Thiriez avait eu ce mot : « Nous sommes tous des ch’tis », appuyé en cela par les illustres intellectuels Danny Boon et Jean-Pierre Pernot. Bref, on avait pas vu plus grave en France jusqu’à ce que ce diablotin (et non ce Dieu comme on voudrait nous le faire croire) de Thierry Henry ne se décide à utiliser ses batoires pour crucifier l’équipe d’Irlande.



(c'est fou... ça rime et y a pas de faute! Par ailleurs, en vert et avec la casquette à l'envers, on reconnaît René Melleville...)

 

Ah oui mais entre ce funeste mercredi qui fit parler la France des footix et le samedi, il y a eu un « choc » au vélodrome. Et le tout sans grippe A cette fois-là. Trop occupé à filmer Thiriez en train de rouler des pelles à Dassier, les caméras de Canal ont alors consciencieusement oublié de filmer ce qui sa passait dans les tribunes. Où l’on put lire des savoureux : « 3 ans sans Julien, 3 ans qu’on est bien » ou encore une œuvre d’art illustrant une bagnole écrasant un parisien. On ne dissertera pas sur l’humour des deux camps, encore que de vous à moi, ma préférence va encore aux jeux de mots douteux parisiens qu’à un esprit scabreux marseillais dont on a du mal à percevoir le second degré. On ne dissertera pas non plus sur la présumée réponse des supporters marseillais à une réponse aperçue tribune Boulogne « remerciant les pilonnes » et faisant allusion à l’accident ayant vu la mort de supporters marseillais au Havre (NDLR : je n’ai pas vu cette banderole, en revanche, je me rappelle d’une banderole rendant plutôt hommage tribune Auteuil mais en fait, peu importe). Non, en fait, ce qui nous intéresse dans cette histoire, c’est bien la décision et la hauteur de la sanction que prendra la ligue, dusse-t-elle être infirmée par la suite par de plus hautes instances.


En attendant, on constate surtout un drôle de silence sur cette affaire. Des médias d’une part mais cela fait longtemps que ce n’est plus une mauvaise surprise. On s’étonne un peu plus du mutisme de la brèle moustachue sur le sujet. Visiblement, si nous sommes tous un peu Chtimis’, on est déjà hachement moins nombreux à être parisiens… Mais bon, en réalité, nous faisons les faux naïfs. Cette affaire relève des mêmes ressorts que l’absence de polémiques suite aux attentats dont s’est rendu coupable Brandao vendredi soir. Et dans cette affaire, nous sommes aussi un peu coupables. Kombouaré n’avait qu’un mot à dire, à l’instar de son collègue breton Gourcuff. On nous aurait bien sûr traités de lâches se réfugiant derrière l’arbitrage pour expliquer notre défaite (ce qui n’est bien entendu pas le cas) mais à tout prendre, on passerait un peu moins pour des cons. M’enfin, Escalettes nous l’a dit, Paris, c’est la capitale, elle a valeur d’exemple, il faut donc taper dessus. Marseille, en revanche, c’est la vache à lait, le veau sacré, il faut donc le préserver… alors, après ça, qu’on vienne nous parler de fair-play et tout et tout… non vraiment, moi, plus ça va et plus je me dis qu’en fait, Henry aurait dû le smasher le ballon… et avec les deux mains avec ça…

Publié dans paris-santa-blog

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