D’amour et d’eau fraîche

Publié le par Ben Labarthozic

Dernièrement, certains se sont émus du peu d’optimisme qui pointait ici-bas. Il s’agit toutefois de ne pas vous méprendre, la sinistrose n’est pas mon guide et je m’accomode fort bien d’une fin de saison du PSG qui ne se jouera pas lors de la dernière journée, sur une cagade de Teddy Richert et un but en queue de poisson d’Amara Diané (avouez que vous l’aviez déjà oublié). Non, je n’ai pas fait du défaitisme mon cheval de bataille et ne souhaite guère plus un retour au bas de l’étage de notre club préféré mais à un moment donné, il est quand même de bon ton de faire preuve de lucidité. Les pires craintes qui pouvaient être les nôtres à propos de Colony se sont révélés exactes. Et pire encore. Babaze, tel Perpère, semble se prêter au petit jeu du président, tout en se complaisant à satisfaire ses actionnaires, ce qui signifie grosso-merdo qu’il ne foutra pas un copeck dans le club à l’intersaison.

 

 

(Gourcuff arrive au PSG...)


Dès lors, on comprend mieux son acharnement à vouloir faire poursuivre au Mack’ l’aventure sur le terrain. Cela représente certes un gros salaire mais éviter de recruter un nouveau joueur. Et de vous à moi, j’ai tout lieu de penser que le sursis de Claudio soit la meilleure nouvelle de l’été pour Paname. C’est dire. C’est dire, car quoi qu’on en dise sur le joueur, quoi qu’on en dise sur son apport indéniable au niveau de l’état d’esprit, ce dernier a quand même montré de sérieux coups de pompe dans le jeu. Et au rangs des tautologismes, quelque chose me dit que l’année prochaine ne sera pas la meilleure saison du joueur. Pourtant, Makélélé qui aurait confié qu’il était déçu par La Gouïne, aurait pu être utile. Il aurait susurrer le nom de Denoueix aux oreilles de Babaze. On l’a déjà dit ici, la venue éventuelle de l’ancien nantais ne serait aucunement un gage de réussite pour le club mais à voir les autres noms cités dans la presse, on en vient à prier pour que Reynald booke un hôtel dans la capitale. Au nom de Casque d’Or s’est en effet adjoint celui de Gourcuff père. On voit le scénario gros comme une baraque à frites. Ces deux coachs sont en effet réputés pour leur conception du « beau jeu ». Un concept bien étrange auquel un financier ayant découvert le football depuis peu pourrait être sensible. Ce même financier pourrait aussi se renseigner pour savoir qu’hors de ses terres lorientaises, la pratique du beau jeu version Christian a tourné. C’était à Rennes, un autre club breton et dons les remous médiatiques ne sont pas vraiment comparables à ceux du PSG. Gourcuff, c’est aussi ce qu’on appelle un « idéaliste ». C’est dire comme ça colle bien à notre club. Mais surtout, puisqu’on en est à évoquer des lieux communs, avant de penser à pratiquer du « beau jeu », il faut encore avoir les joueurs qui vont avec. Et à ce niveau-là, on craint plutôt la vente des bijoux de familles plus que la venue d’artificiers en chef. Bref, Gourcuff, Kombouaré, les apôtres de la sphère pratiqués par des brèles en short luttant pour le maintien, c’est bien sympa mais on a déjà connu à Paris. Et jusqu’à preuve du contraire, notre culture et notre histoire s’est plutôt écrite avec Arthur Jorge et Coach Vahid qu’avec Lolo Fournier et Alain Giresse… Tiens, Gigi, ça vous rappelle rien ? Un entraîneur improbable (alors que Suaudeau avait été approché…), des joueurs en carton (Ouédec, Goma avec au milieu Okocha) pour une élimination pittoresque contre Haïfa… Les grands projets nécessitent de gros moyens mais surtout de grands hommes à leur tête. A vous de faire le compte. Et on reparlera alors de mon « pessimisme »….

 

 

(le même six mois plus tard...)

Publié dans paris-santa-blog

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