La prochaine fois, amenez la vaseline…

Publié le par Ben Labarthozic

J’ai bien entendu les Marseillais chanter hier soir : « on est à montés à Paris pour enc… le PSG ». Ce qu’ils nous n’avaient pas dit en revanche, c’est qu’ils avaient mis un breton dans leurs bagages. Et peut-être même deux si l’on en juge par le coaching ultra réactif de notre Gouïne nationale pour nous sortir de cette ornière en forme de cauchemar…

 

Oh, je vous voir venir d’ici… Bien sûr qu’il y avait faute de ZoomZoom. Et puisque je lis, vois et entend partout que l’expulsion est « logique », je ne serais pas assez fou pour la contester… Mais comme le propos de ce blog n’est ni d’être objectif ni d’être impartial, ça me fait quand même un peu chier (oui, un lendemain de défaite, le terme est approprié) de voir que cette même « logique » s’applique toujours avec cette même force devant le PSG. Pour sûr, personne ne trouvera rien à redire au fait que ce petit personnage qu’est Layec ait sorti un rouge pour une faute en position de dernier défenseur. Cette même logique édifiante n’avait pas empêché d’autres arbitres de ne sortir qu’un jaune à un gardien prenant le ballon goulument de ses mains en dehors de sa surface il y a quelques semaines… Mais pour rester dans le sujet, la rapidité et l’aisance avec laquelle le même Layec a dégainé pour sortir son rouge, sûr de son fait, nous interpelle. La même sanction eut-elle été adoptée au vélodrome. On ne le saura jamais. Surtout, Layec a-t-il fait preuve de la même assurance au moment de sanctionner Lorik Cana pour un coup de saton en forme de balayette sur un joueur parisien ? Là, l’arbitre aura jugé que ça ne méritait qu’un jaune. Sans doute s’est-il dit que le capitaine marseillais jouait le ballon… et on ne doute pas que le comité de visionnage qualifiera ce type de faute de « fait de jeu ». Si tant est qu’il le visionne, ce qui est peu probable…


 

("Berizzo, si tu m'écoutes...")


Mais je m’égare et laisse place à l’aigreur (il fallait quand même que ça sorte…). Pour revenir au jeu, un peu, la défaite elle, ne souffre pas la logique. Paris a hier été dépassé par les évènements. Débutant la rencontre avec les noyaux qui collent et incapable de faire quelque chose avant de se prendre un but dans la musette. Hier, Paname a avant tout failli au milieu de terrain, abandonnant totalement ce secteur de jeu aux marseillais. Plus surprenant encore, les parisiens ont exercé un marquage totalement lâche laissant les blancs faire ce qu’ils voulaient sur le terrain. Quand Paulo décidait de repasser en 4-3-3 en deuxième mi-temps pour remédier à la chose, le match était mieux réengagé. C’était jusqu’à cette expulsion et ce coup franc… après, évidemment, Cana est venu nous achever avec toute la classe d’une truie qui le caractérise finalement assez bien, lui et son club. Quand Pauleta scorait contre Bordeaux, c’était en profil bas. Quand Woro est allé crucifier ses anciens partenaires cette année, il n’a pas levé les bras au ciel. Cana lui, malheureusement coutumier du fait, explosa de joie… Ensuite, ensuite, ensuite, l’humiliation s’est poursuivie jusqu’au bout, Gerets décidant d’offrir une ovation marseillaise (on a le public qui nous ressemble) à son capitaine pour le remplacer par… M’bami. Le calice devrait être bu jusqu’à la lie. Jusqu’à ce que ce petit con de Taïwo fasse des pas de deux chambreurs à deux minutes de la fin, faisant mine de danser sur le ballon. A Marseille, on « aime bien mettre le feu » comme ils disent. Et ça se fait toujours dans la finesse… on finira par subir les « olé » des supporters marseillais, sombre redite du match Argentine-France exécuté à… Marseille.


 

 

("Je vous avais dit que je viendrai avec ma mamaille...")


Bref, il n’y a pas grand-chose à retenir de cette soirée au cour de laquelle une dynamique semble s’être pour le moins brisée. Ce n’est certainement pas le bon jour pour jouer les oiseaux de mauvais augure mais si la défaite en terre girondine pouvait sembler sévère, celle-ci nous interpelle de manière beaucoup plus inquiétante. Paname a perdu ce match et c’est somme toute logique. Notre fameux speaker avait pourtant lancé les débats en égrenant un à un les noms des joueurs parisiens comme étant les meilleurs joueurs du monde (« l’exceptionnel Landreau, l’infatiguable Clément… »), ces héros m’ont eu l’air bien fatigués, cf. leur marquage. Outre le sale coup sur le carafon, il va peut-être falloir consulter Robert Duverne pour trouver un remède magique. Pour autant, on attend plus que jamais le retour de Séssegoal. C’était prévisible, ça reste cliché de le dire mais Dieu sait (et Luyindula auss) que le joueur nous a manqué hier. Devant le dilemme de devoir repasser la Giule à droite ou de le laisser dans l’axe, PLG a tranché, laissant à la Pégu’ le soin d’animer le flanc droit. Le fait est que ce dernier n’est pas lus ailier droit que Clément Chantome. Et que cela s’est vu. Ajoutez à cela une aile gauche consternante et un Rothen revenu à son plus bas niveau, et vous aurez compris que c’était trop peu pour dépasser les foudres de guerre Taïwo et… Mears (!). Sessegnon donc, nous fera du bien, c’est certain. Ce fils de rien de Di Méco ne s’y était d’ailleurs pas trompé, déclarant le matin même sur RMC : « je préfère qu’il leur manque Séssegnon qu’à nous Bonnart ». Tu m’étonnes. Avec une telle analyse, on ne s’étonne plus que le lascar ait eu trop de poser son cul sur le plateau de « 100% Foot ». En même temps, on ne peut rien reprocher à Ricco, les victoires sous assistance extérieur, il a déjà pratiqué… allez, encore six mois et il nous refait la tentative de rachat du titre « volé »…

 

Il est maintenant temps pour moi d’aller me préparer pour une longue et douloureuse journée, ponctuée des vannes les plus drôles à venir, et qui aurait largement justifiée la pose d’une R.T.T… vous excuserez, j’en suis persuadé, cette bile assortie d’une mauvaise foi qui veut à la vocation d’exutoire de ce blog d’avoir repris (momentanément) ses droits dans un style des plus décousus. C’est toujours mieux que de singer Paulo et que d’écrire autant de lignes que le coach parisien a fait de changements. Ca m’aurait pris moins de temps…

Publié dans paris-santa-blog

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Parigi Mancino 17/03/2009 01:20

Je pense que c'est de stupeur que le Parc s'est tu. L'an dernier, Dieu sait qu'on a été mauvais... et pourtant, les supporters n'ont pas lâché. Là, c'était juste de la stupeur.

Garfield 16/03/2009 16:44

On est pas mal déçu, forcément avec l'envie de les pilonner dans un parc chaud bouillant, une place de leader au bout. M'enfin....Le Zenden me fait gerber. Je me consolerai juste avec sa chutte lorsqu'il marque son but et le castrage de Brandao (qui visiblement n'a pas eu mal).....

Daftkurt 16/03/2009 15:29

Marseille, Braga, Lorient, Rodez : ça commence à faire beaucoup de matchs où on joue comme des merdes. J'ai l'impression qu'on est complètement cuits. Alors j'espère que la suspension de Sess aura finalement été une bonne chose à l'instar de celle de Zizou en 98. Bref j'en ai plein le cul d'être entouré de Marseillais partou et je ne comprends pas pourquoi le Parc ne soutient son équipe que quand elle gagne... Soirée de merde. Finalement je crois que je préfère avoir l'OL plutôt que l'OM à la première marche au soir d ela 38é journée.

BRAHIM78 16/03/2009 15:10

Foutu mal de cranne matinal....j'aurais aimé pouvoir mettre ça sur le dos d'une mauvaise camme consommer la veille mais non....bref après avoir retrouver mes esprits, je repensait à une de tes (limpides) analyses (ben) et me disait qu'effectivement il serait temps de penser à bikrav notre blondinet national,histoire de récuperer de quoi payer le personel des loges vip car contrairement à ce que la cabale médiatique tente de nous faire croires,on a pas attendus la seconde mi-temps et la "layec" pour se retrouvé à dix!

Parigi Mancino 16/03/2009 15:09

Arg. Je compatis avec ton fiston, Pippo. Ca me rappelle quand j'étais môme... Heureusement pour moi, la plupart de mes potes supportaient Paname eux aussi... Comme ça, on pouvait se soutenir...